L’histoire de Sylwia

Aujourd’hui un témoignage touchant d’une jeune femme, je la remercie d’avoir écris son histoire pour vous la partager.

Je m’appelle Sylwia. Ce n’est point le prénom qui est inscrit sur ma carte d’idendité, mais ça suffira.
J’ai 18 ans depuis trois mois. Et ça fait trois ans, que je suis tombée dans les problèmes de bouffe. Et bien connement.

***

Remontons il y a trois ans plus tôt, le samedi 5 mai 2012.

Je dors chez la famille B. , car ma mère était partie voir une conférence à l’autre bout du pays, et elle ne voulais pas me laisser seule à la maison. Je sonne à leur deumeure, et c’est A. , qui vient m’ouvrir. A, 18 ans, 1m85. Belle, souriante. Le genre de fille parfaite.
Elle m’acceuille chaleureusment, et elle m’explique, que sa mère et son frère sont absents, car ils sont partis faire des courses à Liddl. Elle me fait entrer, et on bavarde un peu.
Elle me sors, que elle à des vêtements, dont elle ne fait plus quoi en faire. Car elle est du type à acheter pleins de trucs, sans vraiment les porter.

Elle propose de me les donner. On monte donc dans sa chambre. On aurait dit une chambre de magazine de décoration. Et au dessus de son lit, tronais un tas de photos de manequins. A disparaît dans son dressing, et resossord avec une pile de fringues.

Je les essaye. Pour cela, j’ai été obligée de me mettre en sous vêtements devant A. Je me retrouve stupide, devant le miroir de sa chambre. Elle s’approche à coté de moi, pour ajuster le col et le foulard que j’avais essayé.

Elle était si mince. Gros malaise. Je me trouvais déjà énorme avec mes 72 kilos, mais là.. c’était le ponpon. Je l’ai dit à haute voix, et elle me sort que je ne suis pas grosse, mais que je suis bien en forme et que j’ai des jolies formes. Je regarde les photos au dessus du lit. Malaise encore plus grand.

Puis C, la mère de A, débarque alors que j’étais en train d’essayer un pull, portant dans le bas une simple cullotte. A répète à sa mère que je me trouve grosse. Avec un grand sourire, elle dit que non.
Je me regarde dans le mirroir. Elles mentent.

***

Un peu plus tard, lors du dîner, j’ai décliné la crème au chocolat et le poisson pané. Faut pas empirer ma grosseur. C, une fois le repas terminé, me propose de tester leur piscine. N’ayant pas de maillot, elle cours en chercher un. Un bikini bien pupute, comme je déteste, le truc qui mets super bien en valeur les gens gros. Génial.

C, le fils de C, viens un peu plus tard, me rejoindre. On reste 3 heures bavarder, dans l’eau.
J’y croyais pas mes yeux, j’étais avec un beau mec, qui disais me trouver passionante.
Néamoins, je voyais mes cuisses dans l’eau. Répugnant, répugnant, répugnant.

***

Quand je suis rentrée chez moi, je me suis dit que il fallais que je fasse quelque chose.
L’été précédent, je m’étais fait vomir tout l’été. Pas pour maigrir. Mais un peu comme de l’auto-mutilation. Mais une fois l’été terminé, j’avais arrêté.

Puis, un peu plus tard, quelques jours après, on a eu notre premier ordinateur à la maison.

Et je me suis souvenue des pro-ana, que j’avais vu dans un reportage chez mon père, en 2009. A l’époque, le fils à ma belle-mère, hurlais de changer de chaine, alors que moi, je bavais devant ces corps décharnés. Mais ça m’étais sorti du crâne, quand mon père avait changé la chaîne de la télé.

Et, je me suis inscrite sur un forum pro-ana. J’ai passé mon brevet des collèges, sans mention.
Une fois le brevet passé, je me suis « sérieusment » attelé à la tache. Et je suis devenu trèèès discipliné.. plus je perdais, plus on m’encouragais. Je me sentais euphorique. Au début, je me vantais de ma perte de poids à ma mère, puis j’avais rapidement cessé.

Petit à petit, je me suis restreinte. Et les nombres on dégringolés. Je me dopais au sport, et mangeais en moyenne 600 calories par jour.

J’ai passé une semaine chez une de mes sœurs. Elle me fesais manger des cochonneries.. pendant que elle étais au travail, je passais l’après midi à faire du stepper dans son appartement.
« Je me laisserais pas tenter ». Bilan de la semaine ? +1 kg.

En rentrant chez moi, je me suis restreinte encore plus.

Le matin, deux galettes de mais, et une compte sans sucre.
Le midi, un yaourt sojasun et un abricot.
Et le soir, légumes et tofu.

Puis, en août 2012, j’ai commencé à vomir. J’ai pensé me jeter de la fenêtre de ma chambre ce jour là.

Vers la fin de l’été, ma mère s’est inscrite sur mon forum, sous le nom de « petite souris blanche ».
Je l’ai découverte, en l’esipionant du coin de l’oeil regardé sa boîte mail.
Heureusement, la modo à fait en sorte de supprimer son compte.

Les réfexions on commencé, notament le mot «anorexique». Une de mes sœurs avait touché mes cotes, et avait hurlé. Et, on à mis en place le contrôle parental, et on à limité la consommation de mon ordinateur.

A ma rentrée au lycée, en septembre 2012, du haut de mes 15 ans, je fesais 60 kg. Avec 12 kilos perdus au total, j’arborais un magnifique 34.

***

Ma rentrée au lycée c’étais mal passé, et c’est là que j’ai commencé à criser, et à me mutiler..
La surveillance de mes activités sur internet à été relâchée, bien que j’ai été « privée » à certains moments quand je dépassais les bornes.

Et puis.. j’ai été hospitalisée pour la première fois en mars 2013.

J’étais arrivée à un stade d’obsession, et de crise, que ma mère n’achetais plus que des yaourts, question d’argent. Par jour, je crisais en moyenne l’équivalent de deux packs de 24 yaourts. Je hurlais dès que l’on me proposais à manger, et je gémissais dès que je sentais mes cuisses se toucher. Et j’avais même repeins le mur de ma chambre avec mon sang. Je lui fessais tellement peur, à ma mère, que elle avait dit aux urgences, qu’elle voulais pas me ramener à la saison dans cet état.

***

2013, 2014. Deux douloureuses années. Psy, psychotropes, hospitalisations, anxiété, la(r)mes..
Entre temps, j’avais pas mal grossi à cause de mes médicaments.

Ma mère croyais que mes conneries de « pro-ana » était juste une phase. Mais j’ai juste continué de souffrir, de manière plus discrète, toujours à la quête de la pureté, et de la minceur. J’étais devenue la championne du camouflage. Et personne ne remarquais rien.

Les anges ne parlent pas, c’est bien connu.

***

Depuis, j’ai eu le déclic. Qui c’est fait petit à petit.
Le déclic, de vivre la meilleure vie possible, toute seule. Car ces trois dernières années, on été juste un paquet de douleur, et que au quotidien, c’était devenu juste épuisant. Mais mon équilibre, ne tiens qu’a un fil.. J’ai demandé à un centre médico psychologique pour avoir un suivi tout de même.
Car si je continue toute seule, je sais que cet équilibre sera encore plus fragile et brisable à tout moment.

Merci «Ana».
D’avoir déclenché le bouton « chaos » sur ma vie.

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2 réflexions sur “L’histoire de Sylwia

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